Quand on commence à écouter Déjà vu, on a effectivement une impression de déjà vu… et de réchauffé. L’intrigue commence sur un attentat à la bombe (du « terrorisme », comme il est courant d’appeler cela maintenant) sur un traversier ayant à son bord plus de 600 personnes, majoritairement des soldats de la US Navy. La bombe tue la grande majorité des passagers. C’est alors que l’agent Doug Carlin (Denzel Washington) du Bureau of Alcohol, Tobacco and Firearms (ATF) fait son entrée, pour tenter d’élucider le mystère. L’agent Pryzwarra (Val Kilmer) du FBI se joint également à l’enquête. Impressionné par les aptitudes de Carlin, il l’invite à se joindre à son équipe, qui utilise une certaine technologie satellite pour voir, avec une précision inégalée et des points de vue modifiables à l’infini, les événements qui se produisent 4 jours et demi plus tôt.
Pendant ce temps, le corps d’une femme (Paula Patton) est découverte près du lieu de l’explosion, mais trop tôt pour être liée à l’événement, même si les blessures qu’elle porte simulent celles qu’elle aurait eues si elle avait été une des victimes. En investigant avec la technologie satellite la vie de cette femme, l’agent Carlin découvre qu’il s’agit en fait d’une technologie assimilable au voyage dans le temps, qui en fait crée un lien entre deux positions dans l’espace-temps. C’est à ce moment qu’on plonge davantage dans un film de science-fiction, incidemment très proche de Minority Report.
Le film carbure à l’adrénaline à plusieurs endroits, avec les explosions et les complots « terroristes » dignes des films d’action post-11 septembre, mais également post-Katrina, les événements se produisant en Louisiane. Toutefois, on se surprend à embarquer à fond dans l’histoire, à tenter de déceler les multiples paradoxes temporels introduits par le concept de voyage dans le temps… mais tout est pensé dans les moindres détails pour nous rappeler que le destin est difficilement modifiable. La fin du film est quand même relativement surprenante, assez confuse, mais donne quand même l’impression d’avoir bouclé la boucle.
Somme toute, un film qui vaut la peine d’être loué.
Évaluation: 8/10