Archive pour la catégorie 'Cinéma'

Star Trek: Disliking this movie would be illogical

Je suis allé voir hier soir la dernière mouture de la franchise Star Trek, au IMAX des Galeries de la Capitale, en anglais bien sûr! Décidément un des meilleurs films que j’aie vu ces derniers temps!

On revisite le monde de Star Trek après 7 ans d’absence de nos écrans de cinéma. Un 11e opus qui fait clairement mentir la règle du « Star Trek impair ». Chaque personnage est interprété avec brio, en respectant sa personnalité, ses tics, ses expressions fétiches depuis le début de la franchise. On nous présente donc un Kirk rebelle (Chris Pine, excellent) avec des allures de Georges W. Bush dans W. et un Spock (Zachary Quinto, magistral) en pleine crise existentielle entre son côté vulcain et son côté humain. Je tiens également à mentionner la performance de Simon Pegg en Scotty, tout à fait hilarant bien qu’arrivant un peu trop tard dans le film.

Écran IMAX aidant, j’ai pu apprécier la qualité des effets spéciaux, qui ont bien changé depuis la série originale! (Avec un budget de 150 millions et la technologie actuelle, ça aide.) J.J. Abrams, qui nous a donné la série Lost ainsi que le film Cloverfield, apporte évidemment sa touche hollywoodienne. L’histoire est tout à fait typique de Star Trek, avec son message de paix et de dépassement de soi. Les clins d’oeil aux épisodes et films précédents satisferont les Trekkies, qui ne manqueront pas de sourire de nostalgie à plusieurs endroits. Le film est beaucoup plus humoristique que les précédents, ce qui le rend plus accessible aux néophytes. Et bien sûr, le choix des acteurs aide beaucoup… qui aurait pensé qu’on puisse avoir un Kirk, un Spock et une Uhura vraiment sexy! :P C’est également rafraîchissant que l’histoire tourne beaucoup plus autour de Spock que de Kirk, lui donnant ainsi son heure de gloire que Leonard Nimoy n’avait pas nécessairement au temps de la première série.

Définitivement un film à voir et à revoir, ne serait-ce que pour tenter de saisir certaines répliques qui sont souvent plus difficiles à comprendre à cause de l’ampleur des effets spéciaux, ou encore parce que la référence ne nous parvient pas en tête immédiatement.

« Space, the final frontier… »

Note personnelle: 9.5/10

Chialage aléatoire cinématographique

Non mais y’a donc ben rien au cinéma ces jours-ci! On dirait que la période après-Noël et avant-été n’est pas la meilleure pour la création, ni même pour les blockbusters insignifiants qui pourraient quand même être divertissants!

Et ça doit bien faire DES SEMAINES que y’a pas eu un film en anglais présenté dans nos salles à Québec!!! Y’en a marre!  En plus de n’avoir que des navets, ce sont des navets doublés!  Pas moyen d’avoir quelque chose en langue originale sauf en allant au Clap, pis encore, on va avoir les sous-titres en français.  Venez pas me dire que y’a pas de clientèle à Québec pour des films en V.O. parce que ça fait p’tit village en maudit!

C’était mon chialage de la soirée, merci de m’avoir écouté.

Mon daemon ^^

Salut!

En attendant impatiemment la sortie du film The Golden Compass, tiré de l’excellente trilogie His Dark Materials de Philip Pullman (que je suis en train de dévorer à pleines dents) je me suis prêté au jeu du questionnaire pour trouver qui est mon daemon, mon esprit gardien animal qui me représente le plus. Notons ici une petite disparité : normalement, le daemon d’un homme est femelle, et inversement. Il y a cependant des cas où l’humain et le daemon sont de même sexe… je soupçonne que l’auteur a voulu parler des gais et lesbiennes de son monde inventé. :)

Je vous invite à vous rendre à l’adresse de mon Daemon Profile. À cet endroit, vous répondrez à des questions qui servent à vérifier si le Fox Daemon me convient et me représente. Vous avez 12 jours à partir de maintenant avant que mon daemon ne prenne sa forme finale!

P.S. Écrivez dans les commentaires quand vous vous rendez sur ce site, pour que je sache un peu qui m’évalue. ;) Et donnez aussi le résultat, c’est-à-dire quel daemon cela donne.  Présentement, il y a eu 2 changements, et je suis rendu avec le Tiger Daemon. :P

Continental : Un film sans intérêt

Hier soir, Mathieu M. et moi avons assisté à la première du film Continental : Un film sans fusil, du réalisateur québécois Stéphane Lafleur.  Ce film met en scène quelques grands noms du cinéma québécois, tels que Gilbert Sicotte, Réal Bossé et Fanny Mallette.

Le titre de ce billet est un jeu de mot évident sur le titre de ce film, et ça en dit long sur notre impression…  Je vous laisse lire le synopsis fourni par le site Cinoche.com (à qui je dois d’ailleurs les billets pour cette représentation).

Un homme sort d’un autobus et disparaît dans la nuit. Continental met en scène quatre personnages dont la rencontre imminente découle de cette disparition. Ce film pose un regard ludique sur la vulnérabilité de l’individu et le lien fragile qui l’unit à ses concitoyens. Comédie noire pour rire jaune, Continental est un film à petits déploiements.

Le réalisateur, juste avant le film, nous fait part de son désir de voir son oeuvre nous rejoindre… Il mentionne que c’est un « drôle de film », dans plusieurs sens.  En effet, je ne peux qu’être d’accord avec lui.

La mise en scène est assez minimaliste, l’ambiance sonore quasi absente, les dialogues brefs ou absents.  Tout est mis en oeuvre pour mettre l’accent sur la solitude des personnages.  Mais en effet, on a l’impression que rien ne se passe.  L’angoisse, la mélancolie, la crainte, d’accord.  Mais de là à peindre un portrait aussi fade… on n’accroche pas.  Vous en parlerez au gars assis à côté de moi qui ronflait durant le film.

Certes, il y a bien des endroits où on rit.  Des répliques pince-sans-rire, des situations embarrassantes… On rit effectivement plus jaune qu’autre chose (sauf une certaine madame avec un rire caractéristique).  J’imagine également que certaines scènes peuvent choquer, considérant le nombre incroyable de « Osti! » que j’entendais dans la salle.

Bref, encore une fois, le cinéma québécois ne m’épate pas.  Heureusement, la compagnie était bonne! (et le popcorn ;) )

Évaluation : 3/10 (les acteurs sont quand même bons)

La journaliste à scandale et la mafia russe

Bonjour! Je vais ici parler de deux films que j’ai vus dernièrement.  Critique en programme double, woohoo! :P

Perfect Stranger, réalisé par James Foley

J’ai loué ce film dimanche dernier avec Nicolas G.  Le titre nous a semblé intéressant, l’intrigue au dos de la pochette aussi, et puis c’était un bon prétexte pour manger du popcorn et boire du Fanta! :P

C’est l’histoire de Rowanda (Halle Berry), une journaliste qui se spécialise dans la presse à scandale.  Après l’échec de son dernier scoop, elle quitte son emploi et rencontre une amie d’enfance qui lui parle d’un certain Harrison Hill (Bruce Willis), président exécutif d’une boîte de pub, qui l’aurait larguée.  Quelques jours plus tard, cette amie est retrouvée morte dans des circonstances horribles.  Rowanda se donne donc pour mission d’infiltrer l’agence de publicité et d’enquêter sur Hill, afin de découvrir ses secrets.

Le film est somme toute très intéressant.  Il est marqué de répliques vraiment savoureuses qui nous font sourire, mais également de scène qui nous font grincer des dents.  La fin est totalement inattendue.  Nicolas et moi on s’est regardés à la fin du film en se disant « WTF! ». 

Le jeu des acteurs est très juste, Bruce Willis réussit à rendre son personnage vraiment détestable (à tort ou à raison).  Fait particulier : j’ai remarqué que les personnages boivent beaucoup!  Toujours avec une bière ou un verre à la main… tellement que quand Rowanda rentre à 2h du matin, elle se débouche une bière!  Une Heineken bien sûr… ce qui m’amène à parler du placement de produits pas du tout subtil.  L’action se passe majoritairement dans l’agence de publicité, et plusieurs événements tournent autour de la promotion (dans le film) de certains produits : Sony Vaio, Victoria’s Secret, Reebok, Heineken… Je me demande combien ils ont payé pour ça…

Somme tout un bon film qui vaut la peine d’être loué.  Vous allez ensuite éteindre le lecteur DVD en vous posant plein de questions, mais tout en ayant apprécié.

Évaluation: 8/10

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Eastern Promises, réalisé par David Cronenberg

Je suis allé voir ce film avec Pascal, mardi dernier, au Cinéplex Ste-Foy.  Étonnamment, pour un mardi soir, il n’y avait pas grand monde.  Peut-être était-ce parce qu’il était 22h?

Le film nous place à Londres, en plein milieu des conflits à l’intérieur de la mafia russe.  Anna (Naomi Watts) est une sage-femme d’un hôpital de North London.  Le soir de Noël, une jeune fille de 14 ans entre à l’hôpital et y met au monde une petite fille et meurt par la suite.  Anna subtilise son journal intime dans l’espoir de retracer sa famille et ainsi pouvoir leur remettre le bébé.  Le journal en question est écrit en russe et Anna y trouve également la carte d’affaires d’un restaurant, le Trans-Siberian, dont le propriétaire, comme elle le découvrira, est à la tête d’une organisation criminelle russe.  On suit également sa rencontre avec Kirill (Vincent Cassel) et Nikolai (Viggo Mortensen) dont le premier est le fils du chef de l’organisation et le second, son chauffeur.  Les désirs d’atteindre de plus hauts rangs dans l’organisation mènent les deux hommes, ce qui débouche sur des conflits assez violents.

D’ailleurs, parlant de violence, ce film est 16 ans et plus, et ça paraît.  Certaines scènes sont difficiles à supporter par moments, dont la fameuse bataille nue (pour Viggo Mortensen en tous cas) dans un sauna.  À un moment donné, toute la salle a lâché en même temps un gémissement de dégoût tellement la violence était forte.  Mais en même temps, cette violence nous présente bien ce qui se passe dans la milieu de la mafia, et sert à l’histoire.

La fin est quelque peu inattendue, logique mais abrupte.  Également, tout au long du film, on doit s’habituer à l’accent des personnages, que ce soit un accent britannique ou un accent d’un Russe qui parle anglais.  Les extraits qui sont en russe sont sous-titrés (bien sûr).

C’est un film vraiment intéressant à voir au cinéma, sinon en location quand il sera en DVD.  Je vous le conseille fortement.

Évaluation: 8.5/10

Transformers : De l’action, beaucoup d’action… trop d’action

Je suis allé voir dimanche dernier, avec Nicolas A., le film Transformers au Cinéplex Odéon.  Évidemment, j’ai dû l’écouter en français, parce qu’il ne passe même pas en anglais à Québec… une honte, selon moi.  Ceci dit, c’est un très bon film.  Typiquement blockbuster américain, certes, mais quand même de qualité.

Dans la suite des films tirés de superhéros et de jouets, on nous remet en scène les Autobots (gentils) et les Decepticons (méchants), dans une bataille sur Terre pour obtenir le All Spark, un appareil qui permet de transformer les machines en robots potentiellement destructeurs.  Le film met en scène le scénario classique : un jeune homme (Sam) pas trop populaire à l’école, et qui désire conquérir une des filles les plus populaires (Mikaela), et qui se retrouve à partager avec elle une foule de péripéties abracadabrante.  De l’autre côté, on a l’armée américaine qui doit composer avec une invasion de robots extraterrestres qui dévastent tout.  Bien que les deux univers soient ramenés ensemble à la sauce hollywoodienne, l’histoire est quand même relativement bien ficelée, et bien expliquée également, ne laissant que quelques passages compréhensibles seulement par les fans des petits robots transformables.

Côté production, les effets spéciaux sont hallucinants.  Les robots sont incroyablement bien faits, dans les moindres détails.  En fait, il y a tellement de détails que le spectateur finit par être perdu devant ces masses de métal qui s’entrechoquent… C’est en fait ce qui m’a fait un peu décrocher du film vers la fin.  À ce moment-là, je me suis calé dans mon siège, les bras croisés, l’air sceptique… L’histoire avait soudainement pris un air de réchauffé, de moralisation, de placement de produits, de propagante pro-armée…  La bataille finale en milieu urbain est assez invraisemblable… Ce qui vient sauver la mise, c’est qu’on reste quand même accroché à l’histoire d’une façon ou d’une autre, soit par les multiples pointes humoristiques ou les scènes d’actions à couper le souffle.

Somme toute un bon film, dont je recommendrais le visionnement seulement au cinéma ou dans votre salon sur écran géant (quand le DVD sera sorti).  Sur une petite télé, l’effet de grandeur ne pourra être rendu correctement…

Évaluation : 7.5/10

P.S. Je tiens également à souligner la proportion anormalement élevée, parmi l’audience, de jeunes mâles dans la vingtaine aux tours de biceps et de poitrine supérieurs à la moyenne… Assez frappant :P

Déjà vu : Quand le film policier rencontre la science-fiction

Quand on commence à écouter Déjà vu, on a effectivement une impression de déjà vu… et de réchauffé.  L’intrigue commence sur un attentat à la bombe (du « terrorisme », comme il est courant d’appeler cela maintenant) sur un traversier ayant à son bord plus de 600 personnes, majoritairement des soldats de la US Navy.  La bombe tue la grande majorité des passagers.  C’est alors que l’agent Doug Carlin (Denzel Washington) du Bureau of Alcohol, Tobacco and Firearms (ATF) fait son entrée, pour tenter d’élucider le mystère.  L’agent Pryzwarra (Val Kilmer) du FBI se joint également à l’enquête.  Impressionné par les aptitudes de Carlin, il l’invite à se joindre à son équipe, qui utilise une certaine technologie satellite pour voir, avec une précision inégalée et des points de vue modifiables à l’infini, les événements qui se produisent 4 jours et demi plus tôt.

Pendant ce temps, le corps d’une femme (Paula Patton) est découverte près du lieu de l’explosion, mais trop tôt pour être liée à l’événement, même si les blessures qu’elle porte simulent celles qu’elle aurait eues si elle avait été une des victimes.  En investigant avec la technologie satellite la vie de cette femme, l’agent Carlin découvre qu’il s’agit en fait d’une technologie assimilable au voyage dans le temps, qui en fait crée un lien entre deux positions dans l’espace-temps.  C’est à ce moment qu’on plonge davantage dans un film de science-fiction, incidemment très proche de Minority Report.

Le film carbure à l’adrénaline à plusieurs endroits, avec les explosions et les complots « terroristes » dignes des films d’action post-11 septembre, mais également post-Katrina, les événements se produisant en Louisiane.  Toutefois, on se surprend à embarquer à fond dans l’histoire, à tenter de déceler les multiples paradoxes temporels introduits par le concept de voyage dans le temps… mais tout est pensé dans les moindres détails pour nous rappeler que le destin est difficilement modifiable.  La fin du film est quand même relativement surprenante, assez confuse, mais donne quand même l’impression d’avoir bouclé la boucle.

Somme toute, un film qui vaut la peine d’être loué.

Évaluation: 8/10

Un labyrinthe de fantasie… et de gore

Mon blogue ne serait pas complet sans la catégorie Cinéma. :) J’inaugure donc la catégorie, version 2.0, avec mon appréciation du film Le Labyrinthe de Pan (v.f. de El Laberinto del Fauno) du réalisateur mexicain Guillermo del Toro.

L’action se passe en 1944, en pleine Espagne franquiste de la fin de la 2e Guerre Mondiale. La petite Ofelia et sa mère enceinte partent vivre auprès du Capitaine Vidál, le nouveau mari de la mère, dans une région rurale du nord de l’Espagne où la milice de Franco et les rebelles se livrent une bataille acharnée. Ofelia découvre un labyrinthe où elle rencontre un faune (créature mythique ressemblant à un arbre, aucun rapport avec le dieu Pan) qui lui dit qu’elle est la princesse d’un monde souterrain merveilleux et qu’elle doit réussir trois épreuves pour prouver qu’elle est prête à retourner dans son royaume. Entre temps, la mère d’Ofelia vit une grossesse difficile et le capitaine Vidál tente de réprimer la rébellion.

Si vous allez voir ce film en vous attendant à une histoire féérique, pleine de magie et de bonheur, vous risquez d’être incroyablement déçus. Ou plutôt, incroyablement dégoûtés. Le film n’a rien d’un conte (del Toro parle d’ailleurs d’un conte de fée pour adultes) et de fait pas dans la dentelle. Les scènes sont souvent très dures et montrent une réalité horrible sans retenue. Même les épisodes de fantaisie avec la petite Ofelia n’ont rien de merveilleux. Le film est donc très sombre, un peu inégal et presque déprimant… mais, à mon avis, rend avec une efficacité puissante la réalité de la guerre dans ce régime fasciste espagnol.

Le spectateur n’est pas bombardé d’effets spéciaux à couper le souffle, mais la plupart des scènes sont très bien réussies. Le jeu des acteurs est excellent, surtout pour Ofelia (Ivana Baquero, 12 ans, qui n’en est pas à ses premières expériences cinématographiques). L’imaginaire de del Toro est également très captivant. On sort du film un peu ébranlé, presque choqué, mais complètement satisfait.

<>J’aurais toutefois apprécié l’avoir écouté en version originale espagnole (sous-titrée, bien entendu!) mais malheureusement seule la version française est disponible à Québec. Même le Clap présente la version française. Bon ok, c’est peut-être seulement moi qui aime trop écouter un film en version originale, mais vous ne m’en voudrez pas de vouloir saisir l’intention première des acteurs! :)

En somme, ce film est très dur, assez violent, pas très féérique, mais complètement accrocheur et fascinant. Il mérite vraiment le détour.

Évaluation : 9.5/10